Nous avons rencontré Jacques Barthélemy, propriétaire-exploitant d’hôtels et président de Hôtels de Charme & de Caractère, franchise d’hôtels comptant 700 établissements dans 65 pays. Il possède également deux établissements réputés dans la région de Toulouse, qu’il gère seul. Jusqu’à peu il ne jurait que par sa  banque pour ses besoins en cash. Puis Jacques s’est tourné vers la plateforme de crowdlending Credit.fr pour financer la rénovation d’un de ses hôtels. Inertie des banques, opportunités offertes par le crowdlending, expérience d’un passage au 100% digital, Jacques nous raconte pourquoi il s’est tourné vers cette nouvelle solution de financement pro.

Rencontre avec un acteur du secteur de l’hôtellerie

Bonjour Jacques, est-ce que vous pouvez vous présenter, ainsi que votre activité ?

Je m’appelle Jacques Barthelemy et je suis propriétaire-exploitant d’hôtels, principalement à Lauzerte avec le Belvédère mais aussi à Toulouse avec Hôtel Bureau. Je suis également professeur d’Université et consultant. Par ailleurs, je suis le président d’un groupement de 700 hôtels dans le monde qui s’appelle Hôtels de Charme & de Caractère. C’est une sorte de coopérative hôtelière, dont les membres sont uniquement des hôteliers. Je suis dans le secteur depuis presque toujours puisque j’ai d’abord travaillé en tant que cadre dirigeant au sein de grands groupes – Campanile, Kyriad, Pierre et Vacances – avant de me mettre à mon compte, chez moi à Toulouse. J’ai alors commencé à monter ainsi qu’à racheter des hôtels que j’ai réhabilités et revendus.

Face à l’inertie et aux lacunes des banques traditionnelles

“Les banques ne financent pas les investissements court terme”

Quels sont les types financement nécessaires dans votre activité ?

Il y a d’abord les investissements lourds, lorsque l’on achète les murs et/ou le fond de commerce. On s’appuie alors sur des prêts à long terme, avec des montant importants. Généralement les banques suivent sur ce genre de projet, à condition que le dossier soit sérieux. Hier, on pouvait en effet acheter des murs avec 10% d’apports et un fond de commerce à 30%. Aujourd’hui, il faut présenter un apport de 40% à 50%, sous peine d’essuyer un refus. Par ailleurs, être un professionnel ou être entouré de professionnels du secteur est indispensable.

Ensuite, il y a les investissements liés aux travaux et aux remises en état importantes. Les banques les financent également sur le moyen terme. Mais elles exigent des dossiers très costauds : plusieurs bilans, des activités qui démontrent que les travaux se justifient, etc. C’est donc déjà plus compliqué.

Enfin, il y a tous les financements de court terme : fond de roulement, trésorerie, petits travaux, etc. Et là il n’y a plus personne. Les banques ne prêtent plus. Même pour emprunter 15 000 euros. Les directeurs de banques n’ont aucune autonomie. Cela dépasse leur délégation et passe directement au dessus, à des comités. Lesquels ont déjà des casseroles sur les bras et freinent donc des quatre fers pour financer cette activité.

Les banques sont très rigides et peu réactives

Jusqu’à présent, aviez-vous toujours financé votre activité en passant par la banque ?

On travaillait avec la Banque Populaire sur la plupart des affaires. Ce sont des gens qui sont capables de vous prêter 1,2 millions d’euros mais qui ne vous accorderont pas 10 000 euros de découvert. C’est un peu particulier. Il y a des montages un peu aberrants. Parce que le crédit pro passait au montage du dossier, qu’ils l’ont validé en interne et qu’ensuite il n’y a plus personne. Le directeur de l’agence ne veut pas. Si, par exemple, il nous faut rajouter 2000 ou 3000 euros pour adoucir un hiver très difficile, c’est très compliqué !

Les avantages comparatifs du crowdlending

« Financer ses investissement plus rapidement »

Qu’est-ce qui vous a fait choisir la solution du crowdlending ?

Plusieurs choses. D’abord, je suis professeur, consultant et président d’un groupe hôtelier. Donc il y avait une partie de curiosité. J’entendais parler de ces système de financement pro et je voulais le tester pour voir si ça marchait. Pour moi, pour en parler aux autres membres de mon réseau et pour enrichir mon expérience professionnelle. Mais également pour voir la capacité de cette solution à débloquer des sommes pour lesquelles avec ma banque cela aurait été la croix et la bannière. Je les aurais obtenues, mais seulement au bout de 6 ou 7 mois. Car il aurait fallu faire un dossier, attendre le prochain bilan, présenter des cautions personnelles… Donc pour les sommes dont j’avais besoin, qui étaient raisonnables pour la taille de l’entreprise, ça valait vraiment le coup d’essayer le crowdlending.

Il y avait également un besoin, mais sans urgence. Cela m’a surtout permis d’accélérer les travaux. De faire des choses que l’on aurait fait plus tard. C’était l’occasion de mettre un coup de booster à des travaux dont le coût est récupéré en prix moyen et en satisfaction client.

Ainsi nous l’avons fait pour rénover des chambres. Nous avons eu recours à deux financements sur www.credit.fr. Un premier de 50 000 euros sur 48 mois et un second de 20 000 euros sur 36 mois. Ce dernier était dédié à un projet d’extension, et cela nous permettait de financer les architectes. Les banques répondent à certains besoins de financement, notamment le financement pro matériel, mais ne vont pas financer des architectes.

Comment avez vous connu credit.fr ?

Je les ai découverts dans un article. Cela faisait un moment que je suivais toutes ces solutions de financement participatif. J’ai ensuite visité le site et envoyé des mails. Je n’avais alors aucun besoin réel. J’ai été séduit par l’accueil, la prise en charge et la rapidité d’exécution. Les 50 000 premiers euros ont été levés en 25 minutes, montre en main. La deuxième levée de fonds fut réalisée en 11 minutes. C’est juste incroyable. Moi je n’ai jamais vu ça nulle part. Dans les gens qui ont souscrit il y a aussi de potentiels clients. Il y a des gens qui vont voir ce qu’on a fait de leur argent. Cela permet aussi à nos clients de participer à notre essor.

« Ils peuvent financer beaucoup de choses que ne proposent pas les banquiers »

Est-ce que le crowdlending est adapté à votre activité ? En feriez-vous un retour positif ?

Un retour très positif, c’est très adapté ! D’abord, ils peuvent financer beaucoup de choses que ne proposent pas les banquiers. Fond de roulement, trésorerie … En passant par une banque classique c’est très compliqué. Autre avantage, ils ne marquent pas au rouge un secteur. Le secteur de l’hôtellerie n’a pas la côte chez les banquiers. Avec le crowdlending, il faut bien sûr analyser les comptes, mais il n’y a pas d’à-priori négatif.

Le 100% digital, contrainte ou opportunité ?

« Éviter des déplacements inutiles »

Est-ce que le côté 100% digital, société nouvelle ne vous a pas fait hésiter au départ ?

Pas du tout. Pour moi le monde est comme ça aujourd’hui. Nous on est déjà très digital. Et puis aujourd’hui on est sur de nouveaux modes de fonctionnement. On se rend compte des problèmes. Avec un banquier traditionnel on a certes une agence, mais notre banquier n’a aucun pouvoir. On va le voir pour la politesse. Mon banquier est à Toulouse, il me faut 45 minutes de voiture pour aller le voir. Et il faut prendre rendez-vous 15 jours avant. Notre banquier n’a aucun pouvoir. Il va juste demander des documents que je vais lui envoyer et que lui même va envoyer à ses supérieurs, etc. Avec Credit.fr j’ai un interlocuteur unique. il me demande des documents, je les lui transmets et on ne perd pas de temps avec les intermédiaires.

Quels sont les conseils que vous donneriez à un entrepreneur qui souhaite se lancer dans le crowdlending ?

Nous avons communiqué à nos adhérents par newsletter à propos de www.credit.fr. D’une manière générale, on peut dire que j’ai testé pour eux. Certains ont déjà contacté la plateforme. J’ai aussi mis en relation mon interlocteur de credit.fr avec Tables et Auberges de France. C’est sûr qu’on a un taux d’intérêt un peu plus important (NDLR d’un taux de 7.2%) que dans une banque traditionnelle. Mais dans la banque traditionnelle on n’est pas financé sur ces projets. Et si on a un découvert, les frais sont largement au dessus de ce que peut coûter le financement pro sur credit.fr. C’est une solution très adaptée au genre de projets que nous avons.

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Thomas Julia

A propos de l'auteur,

Thomas vous apporte son expertise en relations publiques et marketing digital, acquise lors des dix dernières années à Bruxelles, Paris et Barcelone. Toujours à l'écoute de vos besoins pour y répondre de manière la plus efficace possible.

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