Nous avons rencontré Christophe Létévé, gérant de Sélection Cuisines, une entreprise spécialisée dans l’équipement de cuisines. Il y a un an, il a fait le pari de développer une gamme dédiée aux personnes à mobilité réduite. Faute de temps à allouer au montage d’un dossier de financement pro auprès d’une banque, il s’est tourné vers le crowdlending. Il nous raconte comment il a choisi cette solution alternative de financement professionnel et les bénéfices qu’il a pu en retirer.  Un choix de financement pro qu’il ne semble pas regretter.

Rencontre avec Christophe Létévé, cuisiniste depuis plus de 30 ans

On est convaincu que ça va apporter beaucoup de choses à tout le monde. Mais ça passe à un moment par le budget, par la finance. On a pu solutionner cela grâce aux Entreprêteurs

Bonjour Christophe, pouvez-vous vous présenter, ainsi que votre domaine d’activité ?

Je suis Christophe Létévé, gérant de Sélection Cuisines. Nous sommes cuisinistes depuis 1975 et avons une forte présence dans le secteur et la région. Notre PME familiale est spécialisée dans l’agencement et l’équipement de cuisines pour les particuliers. À côté, nous avons une offre pour l’agencement de placards, dressings et également un peu d’équipement pour salle de bain.

Depuis un an, nous développons PMR, une gamme pour les personnes à mobilité réduite. Nous avions constaté lors d’une installation chez un client qu’il n’y avait pas grand chose ni grand monde sur ce marché.  Et que ça correspondait à notre métier. Il suffisait de respecter les normes et de s’intéresser aux personnes, aux différents types de handicaps. C’était dans nos cordes et on pouvait rendre de nombreux services. Faciliter la vie des gens grâce à notre équipement, notre sérieux, notre service.

Quel projet souhaitiez-vous financer en faisant appel au crowdlending ?

Un des objectifs de ce financement était de couvrir les dépenses immatérielles, comme le démarchage et la communication. Car la communication coûte quand même très cher. Enfin, on souhaitait avoir un peu de latitude en terme de temps, car nous savons notre projet ambitieux. En effet, nous aurions pu remplacer l’exposition de notre produit PMR par une cuisine standard, basique. Mais nous ne l’avons pas fait. Car on veut vraiment persister dans ce domaine. On est convaincu que ça va apporter beaucoup de choses à tout le monde. Mais ça passe à un moment par le budget, par la finance. On a pu solutionner cela grâce aux Entreprêteurs.

Face à la lourdeur administrative des banques

Il n’y a plus la confiance qu’il y avait il y a quelques années. Quand le banquier disait : banco ! On y va, on croit en vous !

Aviez-vous essayé de passer par des circuits plus traditionnels, par les banques ?

Non, pas du tout. Par manque de temps puisqu’on a une activité très prenante. J’ai préféré passer directement par un courtier, qui lui s’est chargé de nous proposer la solution du crowdlending. Laquelle nous a énormément séduit.

Quel regard portez-vous sur le circuit bancaire ?

Le circuit bancaire est devenu très compliqué. Il faut montrer patte blanche, expliquer, monter des dossiers de financement énormes, fournir un tas de documents. Pour finalement nous faire entendre dire qu’ils y réfléchissent. Il n’y a plus la confiance qu’il y avait il y a quelques années. Quand le banquier disait : banco ! On y va, on croit en vous ! Aujourd’hui il faut que ça passe par différents services, c’est épuisant. C’est pour ça que je n’ai pas voulu passer par une banque traditionnelle pour souscrire un crédit pro. Et que je suis passé par un courtier. Je lui passe le dossier et il se débrouille. Via Les Entreprêteurs et internet, la présentation a été faite très rapidement. Il n’y a rien eu à modifier, ça a été mis en ligne très vite. Et le projet a été bouclé en 7 jours. C’est vraiment très bien.

Les avantages du crowdlending comme financement pro

Plutôt que de rembourser un banquier pas forcément à l’écoute, on va rembourser des gens qui nous font confiance.

Aviez-vous connaissance de ce genre de solution ?

Pas du tout. C’est vrai que pendant la découverte du concept, on s’est dit pourquoi pas. Puis en analysant, en réfléchissant, on s’est aperçu que c’était pas mal du tout. Car cela nous faisait un peu de publicité en même temps. Les gens qui nous font confiance vont en parler, ou en parleront peut-être s’ils rencontrent des personnes handicapées. Plutôt que de rembourser un banquier pas forcément à l’écoute, on va rembourser des gens qui nous font confiance. Donc on sait où vont nos intérêts et pour qui on travaille réellement. Et puis toute la mise en place a vraiment été très efficace.

En combien de temps avez-vous récolté les fonds ?

En 48 heures !
La signature électronique est géniale. On signe puis ça part et ça travaille tout seul.

[NDLR: Prêt de 36 mois et sur un taux d’intérêt de 7,5%].

Aujourd’hui est-ce que vous referiez ce choix ?

Oui, sans hésiter. À condition d’avoir un projet viable. Par exemple, pas pour des travaux dans le magasin. Plutôt pour un projet pour lequel j’ai des perspectives positives. Il faut être cohérent dans la démarche. Le but est d’avancer tous ensemble. Il faut un message, qu’on ait envie d’y croire et d’accompagner les gens. Cette opération nous a également permis de communiquer sur le projet, de fédérer des gens autour. Un autre bon point à signaler.

Quels conseils donneriez-vous à des entrepreneurs qui pourraient se lancer demain dans ce genre d’opérations ?

D’abord d’avoir un projet qui soit viable. C’est la base de tout. Dans notre cas, le fait que le projet soit lié à de l’aménagement pour handicapés a été très porteur. Cette portée sociale est dans l’ère du temps. Ensuite, il faut qu’il soit bien expliqué pour convaincre les prêteurs.

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Thomas Julia

A propos de l'auteur,

Thomas vous apporte son expertise en relations publiques et marketing digital, acquise lors des dix dernières années à Bruxelles, Paris et Barcelone. Toujours à l'écoute de vos besoins pour y répondre de manière la plus efficace possible.

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